Arquivo de 8 de Outubro, 2004

L’étranger… ou a ambiguidade dos silêncios!

Qui aimes-tu le mieux, homme énigmatique, dis ? Ton père, ta mère, ta soeur ou ton frère ?

– Je n’ai ni père, ni mère, ni soeur, ni frère.

– Tes amis ?

– Vous vous servez là d’une parole dont le sens m’est restée jusqu’à ce jour inconnu.

– Ta patrie ?

– J’ignore sous quelle latitude elle est située.

– La beauté ?

– Je l’aimerais volontiers, déesse et immortelle.

– L’or ?

– Je le hais comme vous haïssez Dieu.

– Eh ! qu’aimes-tu donc, extraordinaire étranger ?

– J’aime les nuages. Les nuages qui passent… là-bas…là-bas les merveilleux nuages !

Le Spleen de Paris – C.Baudelaire

(Petits Poèmes en Prose)

L’étranger… ou a ambiguidade dos silêncios!

Qui aimes-tu le mieux, homme énigmatique, dis ? Ton père, ta mère, ta soeur ou ton frère ?

– Je n’ai ni père, ni mère, ni soeur, ni frère.

– Tes amis ?

– Vous vous servez là d’une parole dont le sens m’est restée jusqu’à ce jour inconnu.

– Ta patrie ?

– J’ignore sous quelle latitude elle est située.

– La beauté ?

– Je l’aimerais volontiers, déesse et immortelle.

– L’or ?

– Je le hais comme vous haïssez Dieu.

– Eh ! qu’aimes-tu donc, extraordinaire étranger ?

– J’aime les nuages. Les nuages qui passent… là-bas…là-bas les merveilleux nuages !

Le Spleen de Paris – C.Baudelaire

(Petits Poèmes en Prose)

L’étranger… ou a ambiguidade dos silêncios!

Qui aimes-tu le mieux, homme énigmatique, dis ? Ton père, ta mère, ta soeur ou ton frère ?

– Je n’ai ni père, ni mère, ni soeur, ni frère.

– Tes amis ?

– Vous vous servez là d’une parole dont le sens m’est restée jusqu’à ce jour inconnu.

– Ta patrie ?

– J’ignore sous quelle latitude elle est située.

– La beauté ?

– Je l’aimerais volontiers, déesse et immortelle.

– L’or ?

– Je le hais comme vous haïssez Dieu.

– Eh ! qu’aimes-tu donc, extraordinaire étranger ?

– J’aime les nuages. Les nuages qui passent… là-bas…là-bas les merveilleux nuages !

Le Spleen de Paris – C.Baudelaire

(Petits Poèmes en Prose)

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