Arte Pública – Cowparade

Artista: P. Charters d`Azevedo / Localização: Parque Eduardo VII

Arte Pública – Cowparade

Artista: Flavio Kleijn / Localização: Belém

Artista: Paulo Lalanda e David Maciel / Localização: Entrecampos

Artista: Francisco Vaz da Silva / Localização: Parque das Nações

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Le Petit Prince – Antoine de Saint-Exupery

Chapitre XXVI

Il y avait, à côté du puits, une ruine de vieux mur de pierre. Lorsque je revins de mon travail, le lendemain soir, j’aperçus de loin mon petit prince assis là-haut, les jambes pendantes. Et je l’entendis qui parlait :
– Tu ne t’en souvens donc pas? disait-il. Ce n’est pas tout à fait ici!
Une autre voix lui répondit sans doute, puisqu’il répliqua :
– Si! Si! c’est bien le jour, mais ce n’est pas ici l’endroit…
Je poursuivis ma marche vers le mur. Je ne voyais ni entendais toujours personne. Pourtant le petit prince répliqua de nouveau:
– … Bien sûr. Tu verras où commence ma trace dans le sable. Tu n’as qu’a m’y attendre. J’y seraicette nuit…
J’étais à vingt mètres du mur et je ne voyais toujours rien.
Le petit prince dit encore, après un silence:
– Tu as du bon venin? Tu es sûr de ne pas me faire souffrir longtemps?
Je fis halte, le coeur serré, mais je ne comprennais toujours pas.
– Maintenent va-t’en, dit-il… je veux redescendre!

Alors j’abaissai moi-même les yeux vers le pied du mur, et je fis un bond! Il était là, dressé vers le petit prince, un de ces serpents jaunes qui vous exécutent en trente secondes. Tout en fouillant ma poche pour en tirer mon révolver, je pris le pas de course, mais, au bruit que je fis, le serpent se laissa doucement couler dans le sable, comme un jet d’eau qui meurt, et, sans trop se presser, se faufilla entre les pierres avec un léger bruit de métal.
Je parvins au mur juste à temps pour y recevoir dans les bras mon petit bonhomme de prince, pâle comme la neige.
– Quelle est cette histoire-là! Tu parles maintenent avec les serpents!
J’avais défait son éternel cache-nez d’or. Je lui avait mouillé les tempes et l’avais fait boire. Et maintenant je n’osais plus rien lui demander. Il me regarda gravement et m’entoura le cou de ses bras. Je sentais battre son coeur comme celui d’un oiseau qui meurt, quand on l’a tiré à la carabine. Il me dit :
– Je suis content que tu aies trouvé ce qui manquait à ta machine. Tu vas pouvoir rentrer chez toi…
– Comment sais-tu?
Je venais justement lui annoncer que, contre toute espérence, j’avais réussi mon travail!
Il ne répondit rien à ma question, mais il ajouta:
– Moi aussi, aujourd’hui, je rentre chez moi…

Puis, mélancolique:
– C’est bien plus loin… c’est bien plus difficile…
Je sentais bien qu’il se passait quelque chose d’extraordinaire. Je le serrais dans mes bras comme un petit enfant, et cependant il me semblait qu’il coulait verticalement dans un abîme sans que je pusse rien pour le retenir…
Il avait le regard sérieux, perdu très loin:
– J’ai ton mouton. Et j’ai la caisse pour le mouton. Et j’ai la muselière…
Et il sourit avec mélancolie.
J’attendis longtemps. Je sentais qu’il se réchauffait peu à peu:
– Petit bonhomme, tu as peur…
Il avait eu peur, bien sûr! Mais il rit doucement:
– J’aurai bien plus peur ce soir…
De nouveau je me sentis glacé par le sentiment de l’irréparable. Et je compris que je ne supportais pas l’idée de ne plus jamais entendre ce rire. C’était pour moi comme une fontaine dans le désert.
– Petit bonhomme, je veux encore t’entendre rire…
Mais il me dit:
– Cette nuit, ça fera un an. Mon étoile se trouvera juste au-dessus de l’endroit où je suis tombé l’année dernière…
– Petit bonhomme, n’est-ce pas que c’est un mauvais rêve cette histoire de serpent et de rendez-vous et d’étoile…
Mais il ne répondit pas à ma question. Il me dit:
– Ce qui est important, ça ne se voit pas…
– Bien sûr…
– C’est comme pour la fleur. Si tu aimes une fleur qui se trouve dans une étoile, c’est doux, la nuit, de regarder le ciel. Toutes les étoiles sont fleuries.
– Bien sûr…
– Tu regarderas, la nuit, les étoiles. C’est trop petit chez moi pour que je te montre où se trouve la mienne. C’est mieux comme ça. Mon étoile, ça sera pour toi une des étoiles. Alors, toutes les étoiles, tu aimeras les regarder… Elles seront toutes tes amies. Et puis je vais te faire un cadeau…
Il rit encore.
– Ah! petit bonhomme, petit bonhomme j’aime entendre ce rire!
– Justement ce sera mon cadeau… ce sera comme pour l’eau…
– Que veux-tu dire?
– Les gens ont des étoiles qui ne sont pas les mêmes. Pour les uns, qui voyagent, les étoiles sont des guides. Pour d’autres elles ne sont rien que de petites lumières. Pour d’autres qui sont savant selles sont des problèmes. Pour mon businessman elles étaient de l’or. Mais toutes ces étoiles-là elles se taisent. Toi, tu auras des étoiles comme personne n’en a…
– Que veux-tu dire?
– Quand tu regarderas le ciel, la nuit, puisque j’habiterai dans l’une d’elles, puisque je rirai dansl’une d’elles, alors ce sera pour toi comme si riaient toutes les étoiles. Tu auras, toi, des étoiles qui savent rire!
Et il rit encore.
– Et quand tu seras consolé (on se console toujours) tu seras content de m’avoir connu. Tu seras toujours mon ami. Tu auras envie de rire avec moi. Et tu ouvriras parfois ta fenêtre, comme ça,pour le plaisir… Et tes amis seront bien étonnés de te voir rire en regardant le ciel. Alors tu leur diras: “Oui, les étoiles, ça me fait toujours rire!” Et ils te croiront fou. Je t’aurai joué un bien vilain tour…
Et il rit encore.
– Ce sera comme si je t’avais donné, au lieu d’étoiles, des tas de petits grelots qui savent rire…
Et il rit encore. Puis il redevint sérieux :
– Cette nuit… tu sais… ne viens pas.
– Je ne te quitterai pas.
– J’aurai l’air d’avoir mal… j’aurai un peu l’air de mourir. C’est comme ça. Ne viens pas voir ça, ce n’est pas la peine…
– Je ne te quitterai pas.
Mais il était soucieux.
– Je te dis ça… c’est à cause aussi du serpent. Il ne faut pas qu’il te morde… Les serpents, c’est méchant. Ca peut mordre pour le plaisir…
– Je ne te quitterai pas.
Mais quelque chose le rassura :
– C’est vrai qu’ils n’ont pas le venin pour la seconde morsure…

Cette nuit-là je ne le vis pas se mettre en route. Il s’était évadé sans bruit. Quand je réussis à le joindre il marchait décidé, d’un pas rapide. Il me dit seulement :
– Ah! tu es là…
Et il me prit par la main. Mais il se tourmenta encore :
– Tu as eu tort. Tu auras de la peine. J’aurai l’air d’être mort et ce ne sera pas vrai…
Moi je me taisais.
– Tu comprends. C’est trop loin. Je ne peux pas emporter ce corps-là. C’est trop lourd.
Moi je me taisais.
– Mais ce sera comme une vieille écorce abandonnée. Ce n’est pas triste les vieilles écorces…
Moi je me taisais.

Il se découragea un peu. Mais il fit encore un effort:
– Ce sera gentil, tu sais. Moi aussi je regarderai les étoiles. Toutes les étoiles seront des puits avecune poulie rouillée. Toutes les étoiles me verseront à boire…
Moi je me taisais.
– Ce sera tellement amusant! Tu auras cinq cents millions de grelots, j’aurai cinq cent millions de fontaines…
Et il se tut aussi, parce qu’il pleurait…
– C’est là. Laisse moi faire un pas tout seul.
Et il s’assit parce qu’il avait peur.
Il dit encore:

– Tu sais… ma fleur… j’en suis responsable! Et elle est tellement faible! Et elle est tellement naive. Elle a quatre épines de rien du tout pour la protéger contre le monde…
Moi je m’assis parce que je ne pouvais plus me tenir debout. Il dit:
– Voilà… C’est tout…
Il hésita encore un peu, puis se releva. Il fit un pas. Moi je ne pouvais pas bouger.
Il n’y eut rien qu’un éclair jaune près de sa cheville. Il demeura un instant immobile. Il ne cria pas. Il tomba doucement comme tombe un arbre. Ca ne fit même pas de bruit, à cause du sable.

deusas menores

Graça Morais “ilustrada” por Sophia de Mello Breyner Andresen.
No Centro Nacional de Cultura, até 30 de Junho.

Soneto de Eurydice

Eurydice perdida que no cheiro
E nas vozes do mar procura Orpheu:
Ausência que povoa terra e céu
E cobre de silêncio o mundo inteiro.

Assim bebi manhãs de nevoeiro
E deixei de estar viva e de ser eu
Em procura de um rosto que era o meu
O meu rosto secreto e verdadeiro.

Porém nem nas marés, nem na miragem
Eu te encontrei. Erguia-se somente
O rosto liso e puro da paisagem.

E devagar tornei-me transparente
Como morte nascida à tua imagem
E no mundo perdida esterilmente.

Palacete Ribeiro da Cunha

Ex.mo Senhor Presidente da CML
Ex.ma Srª Vereadora do Urbanismo
Ex.mo Sr.Vereador da Cultura
Ex.mo Sr.Vereador dos Espaços Verdes
e restante Vereação

Lisboa, 30 de Maio de 2006

Considerando que,

1. A proposta nº 243 a ser discutida amanhã, dia 31 de Maio, é apresentada como sendo um plano de pormenor, mas é apenas um projecto de ampliação e construção nova para um determinado edifício, edifício neo-mourisco do séc.XIX, inserido na área de protecção do Jardim Botânico.

2. Mesmo como plano de pormenor, esta proposta não respeita o PDM no seu artigo 33º, designadamente quando se refere à excepção à interdição da ocupação dos logradouros com construções ou pavimentos permeáveis, inclusive estacionamento subterrâneo em 20%: o projecto prevê uma ocupação de quase 100% do logradouro.

3. Esta proposta não respeita o perímetro de protecção do Jardim Botânico, sendo que, inclusive, o projecto implicará forte impacto visual desde o Jardim Botânico e, mesmo, desde a Avenida da Liberdade.

4. Esta proposta, a ser aprovada, consistirá um precedente grave em termos de destruição dos logradouros dos palacetes e demais vizinhos, designadamente as traseiras dos da Rua do Salitre e da Praça da Alegria, ambos objecto de protecção do plano da Avenida da Liberdade (o Jardim Botânico passará a ser o logradouro dos prédios vizinhos?).

5. Esta proposta reduz consideravelmente o actual jardim (de 3.330 m2 para 2.190 m2) e aumenta quase para o dobro a área de construção (de 1.290 m2 para 2.430 m2).

6. Esta proposta apresenta o pressuposto falso de que é o de tentar fazer crer que é possível plantar sobre o estacionamento subterrâneo “um espesso coberto vegetal, de árvores de grande porte, que recobrirá parte da construção enterrada” (!).

7. Esta proposta não é suportada em nenhum estudo hidrogeológico, de impacte de tráfego ou de impacte nas estruturas dos prédios sob o jardim.

8. Esta proposta não se destina a qualquer “hotel de charme” à europeia mas antes à empreitada de um hotel de grandes dimensões (55 quartos duplos, ampla zona de reuniões e conferências, restaurantes, salas, health club e 30 lugares de estacionamento) numa zona romântica, pacata e que importa preservar.

Apelamos à CML (a toda a Vereação) que retire esta proposta de agenda, abrindo espaço ao debate com vista a:

1. Elaboração de plano de pormenor para toda a Praça do Príncipe Real, englobando a recuperação e reutilização do valiosíssimo edificado, recuperação dos logradouros, condicionamento do trânsito, ordenamento do estacionamento, reabertura da linha de eléctrico, etc.

2. Iniciar desde já procedimentos com vista ao encontro de potenciais investidores (começando pelo investidor estrangeiro que já mostrou vontade em investir no Príncipe Real), e estabelecimento de contactos com as instituições públicas, proprietárias de alguns dos palacetes vizinhos ao Palacete Ribeiro da Cunha, hoje devolutos, com vista à sua cedência para projecto alternativo e efectivo de “hotel de charme”, em regime de várias antena(s)/pólo(s), de modo a deixar-se intacto o logradouro actual e de modo a reaproveitar-se as antigas cavalariças (classificadas juntamente com o palacete e jardins) -alguém já viu como se faz lá fora um “hotel de charme”?

Com os melhores cumprimentos

Paulo Ferrero, Luís Pedro Correia e Nuno Caiado (Pelo Fórum Cidadania Lx),
António Branco Almeida (pelo blogue Sétima Colina)
e João Pinto Soares (pela Associação Lisboa Verde)

Palacete Ribeiro da Cunha

Ex.mo Senhor Presidente da CML
Ex.ma Srª Vereadora do Urbanismo
Ex.mo Sr.Vereador da Cultura
Ex.mo Sr.Vereador dos Espaços Verdes
e restante Vereação

Lisboa, 30 de Maio de 2006

Considerando que,

1. A proposta nº 243 a ser discutida amanhã, dia 31 de Maio, é apresentada como sendo um plano de pormenor, mas é apenas um projecto de ampliação e construção nova para um determinado edifício, edifício neo-mourisco do séc.XIX, inserido na área de protecção do Jardim Botânico.

2. Mesmo como plano de pormenor, esta proposta não respeita o PDM no seu artigo 33º, designadamente quando se refere à excepção à interdição da ocupação dos logradouros com construções ou pavimentos permeáveis, inclusive estacionamento subterrâneo em 20%: o projecto prevê uma ocupação de quase 100% do logradouro.

3. Esta proposta não respeita o perímetro de protecção do Jardim Botânico, sendo que, inclusive, o projecto implicará forte impacto visual desde o Jardim Botânico e, mesmo, desde a Avenida da Liberdade.

4. Esta proposta, a ser aprovada, consistirá um precedente grave em termos de destruição dos logradouros dos palacetes e demais vizinhos, designadamente as traseiras dos da Rua do Salitre e da Praça da Alegria, ambos objecto de protecção do plano da Avenida da Liberdade (o Jardim Botânico passará a ser o logradouro dos prédios vizinhos?).

5. Esta proposta reduz consideravelmente o actual jardim (de 3.330 m2 para 2.190 m2) e aumenta quase para o dobro a área de construção (de 1.290 m2 para 2.430 m2).

6. Esta proposta apresenta o pressuposto falso de que é o de tentar fazer crer que é possível plantar sobre o estacionamento subterrâneo “um espesso coberto vegetal, de árvores de grande porte, que recobrirá parte da construção enterrada” (!).

7. Esta proposta não é suportada em nenhum estudo hidrogeológico, de impacte de tráfego ou de impacte nas estruturas dos prédios sob o jardim.

8. Esta proposta não se destina a qualquer “hotel de charme” à europeia mas antes à empreitada de um hotel de grandes dimensões (55 quartos duplos, ampla zona de reuniões e conferências, restaurantes, salas, health club e 30 lugares de estacionamento) numa zona romântica, pacata e que importa preservar.

Apelamos à CML (a toda a Vereação) que retire esta proposta de agenda, abrindo espaço ao debate com vista a:

1. Elaboração de plano de pormenor para toda a Praça do Príncipe Real, englobando a recuperação e reutilização do valiosíssimo edificado, recuperação dos logradouros, condicionamento do trânsito, ordenamento do estacionamento, reabertura da linha de eléctrico, etc.

2. Iniciar desde já procedimentos com vista ao encontro de potenciais investidores (começando pelo investidor estrangeiro que já mostrou vontade em investir no Príncipe Real), e estabelecimento de contactos com as instituições públicas, proprietárias de alguns dos palacetes vizinhos ao Palacete Ribeiro da Cunha, hoje devolutos, com vista à sua cedência para projecto alternativo e efectivo de “hotel de charme”, em regime de várias antena(s)/pólo(s), de modo a deixar-se intacto o logradouro actual e de modo a reaproveitar-se as antigas cavalariças (classificadas juntamente com o palacete e jardins) -alguém já viu como se faz lá fora um “hotel de charme”?

Com os melhores cumprimentos

Paulo Ferrero, Luís Pedro Correia e Nuno Caiado
(Pelo Fórum Cidadania Lx),
António Branco Almeida (pelo blogue Sétima Colina)
e João Pinto Soares (pela Associação Lisboa Verde)

Culpa Humana

 


Sarcófagos

 

Para onde vão as aneladas donzelas
que aos ombros levam as repletas ânforas
e têm o firme passo tão ligeiro;
e ao fundo uma aberta de vale
em vão esperando as belas
com a sombra de uma pérgola de vinho
e os seus cachos pendem oscilando.
O sol vai bem alto,
as pressentidas ladeiras
não têm cores: no brando
momento a natureza fulminada
expressa as suas faceiras
criaturas, mãe e não madrasta,
em leveza de formas.
Mundo que dorme ou mundo que se vangloria
de existência imutável, quem o pode dizer?,
homem que passas, dá-lhes tu
o melhor raminho do teu horto.
Depois segue: neste vale
não cabem a escuridão e a luz.
Longe daqui o teu caminho te conduz,
não há asilo para ti, estás por demais morto:
segue o caminhar das tuas estrelas.
E adeus então, aneladas pucelas,
levai aos ombros as repletas ânforas.

 

Gravura de Edvard Munch (1863-1944)
Poema de Eugenio Montale (1896-1981)

 

Postais de Aveiro

Arte Pública – Cowparade

Artista: RAF, Ana Santos, Francisco Mota e Ilda Bizarro
Localização: Av.Roma-Areeiro
Originalmente publicado no Sétima Colina.

Arte Pública – CowParade, Areeiro

Diaphanés
Artista: Catarina Flores, Rita Borges, Marisa Nunes
Localização: Av.Roma-Areeiro
Vaca Preciosa
Artista: RAF, Ana Santos, Francisco Mota e Ilda Bizarro
Localização: Av.Roma-Areeiro
Vacazul
Artista: Sofia Castro
Localização: Av.Roma-Areeiro